Les luttes sociales en france

Les luttes sociales en france ces dernières semaines ont été principalement marquées par les éléments suivants :

* Grèves pour des hausses de salaires, parfois accompagnées de revendications contre la précarité et contre le temps partiel subi (notamment dans les supermarchés).

* Manifestations de soutien aux sans-papiers. Cette lutte se mène en particulier contre la politique gouvernementale de « chasse aux sans-papiers », avec des quotas d’expulsions. Plusieurs sans-papiers sont morts en tentant d’échapper à la police.

Une grève importante de travailleurs sans-papiers a commencé le 15 avril, 240 travailleurs sans-papiers d’une vingtaine d’entreprises situées à Paris et dans ses alentours s’étant mis en grève pour obtenir leur régularisation et celle de tous les travailleurs sans-papiers. Déjà en février 2008, 7 salariés d’un restaurant des Champs-Élysées avaient été régularisés après une grève de 6 jours. Le 20 avril, ils étaient plus de 500 grévistes, près de 1000 quelques jours plus tard.

Le gouvernement a accepté que les préfectures examinent les dossiers des grévistes au cas par cas, et certains travailleurs grévistes ont été régularisés. C’est une semi-défaite, ou une semi-victoire : ce qui était demandé c’était la régularisation pour TOUS, pas pour quelques centaines !

La lutte se poursuit cependant, comme l’a montré la présence de nombreux sans-papiers en tête de la manifestation du 1er mai à Paris.

* Manifestations d’enseignants et de lycéens contre la suppression de postes dans l’éducation (alors même que le nombre global d’élèves augmente). Les manifestations se succèdent sur ce point, en opposition à la logique du gouvernement qui est de limiter les dépenses consacrées à l’enseignement public.

* Par ailleurs le 22 mai doit se dérouler une journée de grèves et de manifestations pour la défense des retraites, contre le projet gouvernemental qui veut faire passer la durée de cotisation de 40 à 41 ans.

Toutes ces mobilisations nécessaires se heurtent au mur du gouvernement et du patronat. Parfois, quelques grèves se terminent par des victoires, dans certaines entreprises qui s’étaient mises en grève pour des augmentations de salaires. Mais le plus souvent, c’est soit l’échec, soit l’obtention seulement d’une petite partie des revendications, ou encore de quelques « compensations » pour faire passer un recul social.

Sarkozy a été élu en promettant beaucoup, puis a appliqué une politique d’injustice sociale, favorisant les plus riches. Au bout d’un an, le contraste entre le discours publicitaire du candidat Sarkozy et les résultats (prévisibles) de sa politique a amené une forte impopularité du président Sarkozy. Mais malgré cela, la logique du système veut que nous soyons condamnés à subir encore les attaques de ce gouvernement pendant 4 ans…

Quatre ans à subir le pouvoir de cette équipe gouvernementale anti-sociale, et ce quoi qu’ils fassent : c’est cela la règle des institutions, ce qui confirme que le système politique actuel n’est pas une véritable démocratie.

Il est nécessaire d’aller vers l’unité des luttes, que les mobilisations s’étendent et se rassemblent. Pour gagner réellement et durablement sur le fond, ces mouvements n’ont en fait pas d’autre choix que de s’en prendre directement à ce pouvoir de quelques uns qui s’oppose aux justes revendications des travailleurs, et le remplacer par le pouvoir collectif des travailleurs, autrement dit par une démocratie sociale.

Il s’agit de ne pas attendre 2012 pour chasser le pouvoir actuel, pour la satisfaction des revendications de base qui sont portées par ces mouvements, par la conquête de la démocratie réelle, par la transformation du système pour permettre plus de liberté et d’égalité.

 

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