Ni français, ni européens : citoyens du monde


Des « élections européennes » vont se dérouler début juin dans les 27 Etats de l'Union Européenne. Le but est d'élire les futurs membres du parlement européen.

Si l'UE était logique avec elle-même, il y aurait des listes européennes, un débat commun, et un véritable scrutin proportionnel sur l'ensemble de l'UE. Bien au contraire ! Non seulement ça n'est pas le cas, mais de plus en france ce sont des listes par « régions » - lesquelles ne correspondent à rien. C'est le résultat d'une basse tambouille politicienne mise en place en 2003 par le gouvernement Chirac-Sarkozy, et appliquée depuis les élections de 2004, dans le seul but de contrecarrer le principe proportionnel.

Cette division en « régions », qui atomise le débat de fond, et favorise les principaux partis au détriment des « petites » listes, se retrouve également dans plusieurs autres Etats de l'UE (Royaume-Uni, Irlande, Belgique...).


Pour notre part, rejetant toute forme de nationalisme et de patriotisme, nous affirmons clairement que nous ne sommes ni « français », ni « européens », mais citoyens du monde.

La crise mondiale du capitalisme que nous vivons et subissons, montre de façon particulièrement vive la nécessité d'une solidarité de classe au niveau mondial. C'est au capitalisme en tant que tel, dans ses fondements, dans tous ses mécanismes, qu'il faut s'en prendre. Il s'agit de mettre fin aux structures constitutives du capitalisme : système du salariat, dictature de la compétition et de la concurrence, obligation de la réalisation de profits au détriment des êtres humains et de l'environnement. Toute aussi indispensable est la lutte contre le fonctionnement hiérarchique, qui aliène et compromet les luttes émancipatrices. Nous sommes favorables à tout ce qui va dans le sens de l'unité internationale des travailleurs à la base, qui seule pourra abolir les Etats et les classes sociales.


Nous défendons l'objectif de la démocratie directe. C'est sous cette forme que peut s'organiser une coordination mondiale des mobilisations, ayant pour but de changer le mode de production. On voit bien que dans ce but le cadre des Etats n'est pas pertinent, et que même le cadre européen reste insuffisant (d'autant plus que l'UE ne regroupe pas tous les pays européens, et se situe en deçà du fédéralisme).


Nous ne considérons pas ces élections comme réellement démocratiques, tout comme les élections présidentielles et autres scrutins du même type. Une véritable démocratie ne peut se construire qu'à la base, par la conquête effective du pouvoir. Des élections démocratiques ne peuvent exister qu'après un libre débat de fond, uniquement pour élire des représentants temporaires dûment mandatés, et certainement pas pour reproduire une classe politique spécialisée.

Sans s'interdire de voter - là où il y a des listes qui en valent la peine (clairement internationalistes, anticapitalistes et égalitaires) -, nous réaffirmons qu'il y a plus important que ces élections : c'est l'action sociale, la lutte concrète contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression.


C'est dans les mobilisations qui se déroulent actuellement partout en Europe, aux formes diverses qui vont de la grève aux séquestrations de patrons, par l'appropriation de leur vie par les travailleurs qui décident eux-mêmes directement de leurs luttes, que se manifeste actuellement la créativité démocratique.


Ni patrie, ni frontière !

Union de tous les travailleurs du monde contre le capitalisme !

Vive le socialisme-communisme mondial !

 

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