Démocratie communiste s'inscrit dans la lignée du mouvement ouvrier démocratique, et lutte :
- pour l'abolition du capitalisme, du travail salarié, et de la division des êtres humains en classes sociales ;
- pour mettre fin à la dictature de la classe capitaliste, et mettre en place la démocratie directe ;
- pour une société socialiste-communiste ;
- pour en finir avec le sexisme et le patriarcat ;
- contre toutes les formes de racisme, de nationalisme et de patriotisme ; pour l'abolition de toutes les frontières. 

Il s'agit de participer au mouvement réel du prolétariat mondial pour l'amélioration de ses conditions de vie, et pour changer de société - en militant notamment pour la propriété collective des moyens de production, de transport, de communication, ainsi que pour la suppression des états. 

Une révolution socialiste-communiste internationale ne pourra être menée que de façon démocratique, et la démocratie réelle ne pourra être gagnée que par une telle révolution.

La lutte pour le socialisme-communisme passe nécessairement par la fin de la division entre ceux qui dirigent et ceux qui exécutent. Cette division doit donc cesser au sein des luttes et des structures de lutte : Assemblées Générales, collectifs, comités de grève, conseils, syndicats, partis... 

La démocratie interne à tous les niveaux et de façon permanente est une exigence indispensable, ce qui amène à refuser tous systèmes de "permanents" et de "professionnels", la direction d'un mouvement ou d'une structure devant être le fait de l'ensemble de ceux qui en font partie. 
Ce fonctionnement sur la base de la démocratie directe est une préfiguration de la démocratie directe qui régnerait dans une société libre et émancipée, débarrassée de toutes les formes d'aliénation. 

Le luxemburgisme est une pensée marxiste révolutionnaire, libre et en mouvement. C'est un outil, amendable, perfectible et dépassable, dans la lutte de la classe dominée (salariés, chômeurs...) contre la classe dominante et contre la société de classes elle-même. 

 

Au quotidien nous participons, à notre niveau, au mouvement réel pour l'abolition du capitalisme et la mise en place de la démocratie directe mondialement. En effet, le système politique actuel n'est pas une véritable démocratie : le véritable sens du mot démocratie, c'est le pouvoir au peuple. 

Nous nous inspirons des différents mouvements et courants révolutionnaires démocratiques qui ont existé depuis deux siècles. En particulier, nous nous reconnaissons dans l'approche "luxemburgiste" des mouvements du début du 20e siècle, ainsi que dans l'approche "marxiste de gauche" de mai-juin 1936, mai 1968, et des différentes mobilisations pour l'émancipation partout dans le monde. 

Nous inspirant des analyses de Rosa Luxemburg (dès 1904), nous observons que les politiques menées par les différents "léninistes" au pouvoir ont été dramatiquement opposées à nos principes marxistes. A partir de 1917 et jusqu'à aujourd'hui, les différents gouvernements d'obédience "léniniste" ont renié tous les objectifs du socialisme et du communisme ; au contraire, ils ont mis en place un système étatique fortement hiérarchisé et autoritaire, à parti unique, avec une économie capitaliste centralisée (capitalisme d'Etat). Ces partis ont renoncé aux principes révolutionnaires et démocratiques les plus élémentaires, leurs dirigeants devenant de nouvelles classes dominantes et exploiteuses. 

Nous militons pour une révolution démocratique mondiale menée par le peuple lui-même, aboutissant à : 
- la conquête de la démocratie directe ;
- l'abolition du capitalisme et du travail salarié ;
- la socialisation démocratique à la base ;
- l'éradication du sexisme, du racisme et des nationalismes ;
- l'abolition des états et des frontières. 

Cette nouvelle société, de type socialiste-communiste, serait « une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous » (Karl Marx, Manifeste communiste). Tant que l’égalité n’est pas réelle, la liberté pour toutes et tous reste malheureusement théorique. Il s’agit de changer de société pour arriver à l’égalité effective et la liberté la plus complète. 

Dans ce but, nous encourageons les luttes populaires dirigées collectivement. 
Les structures crées dans les luttes (conseils, AG, coordinations...) ne seront révolutionnaires que si elles sont pleinement démocratiques ; si elles prennent le pouvoir elles-mêmes (sans déléguer à des instances extérieures, comme ce fut hélas le cas en Russie en octobre 1917 et en Allemagne en novembre 1918) ; si elles coordonnent la suppression du mode de production capitaliste et de tous ses constituants.

 

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E-mail : democratie.communiste (AT) laposte.net