Attaquons les problèmes à la racine !

 « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » (article 35 de la déclaration des droits de l'Homme de 1793)

Trois millions de manifestants le 28 mars : la mobilisation a atteint une ampleur très importante. Pour gagner réellement, le mouvement doit maintenant s’élargir et s’attaquer aux problèmes de fond. 

Le CPE et le CNE (qui devront être retirés en même temps, puisque c’est en fait la même chose) institutionnalisent un peu plus le « plein-pouvoir » du patronat et donc de la précarité sur la vie humaine, ainsi que le rabaissement des êtres humains au rang de marchandises interchangeables. Au fond, ce qui est très justement reproché au CPE/CNE, c’est la logique même du salariat, l’organisation capitaliste du travail. Il faut donc s’en prendre à cette logique elle-même, au système du travail salarié, et en finir avec le travail contraint. 

Aujourd’hui, le bras de fer du pouvoir d’Etat contre le peuple est révélateur d’une réalité : la confiscation permanente des pouvoirs. Si Chirac, Villepin et Sarkozy peuvent « tenir » contre 3 millions de manifestants, c’est parce que le système politique met en place des « représentants » qui décident non pas pour, mais à la place du peuple. Actuellement, non seulement le pouvoir n’est pas exercé par le peuple, mais il est même exercé contre le peuple. 

La coordination nationale étudiante du 26 mars a eu raison d’exiger la démission du gouvernement, car il n’y aura pas d’amélioration en conservant ce pouvoir. Mais il faut aller plus loin, en faisant partir ce gouvernement, mais aussi ce président, cette majorité parlementaire, mais surtout ce système qui fait que la situation anti-démocratique présente est possible. Pour gagner réellement, le mouvement actuel doit progressivement conquérir la démocratie véritable, qui est la démocratie directe.

Pour le développement de la lutte actuelle, des Assemblées Générales inter-professionnelles de villes, de quartiers, réunissant les étudiants, lycéens, chômeurs, précaires et salariés, pourraient utilement se généraliser. Ces AG seraient des lieux de discussion, de décision, de construction de la grève générale et de débat sur l’alternative nécessaire.

La mobilisation est créatrice. Il est possible de construire une autre société, de partage, de liberté, d’égalité, débarrassée de l’exploitation et des frontières : 
Grève générale, abolition du capitalisme et du salariat, démocratie directe !

 

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