Empêchons le "contrat première embauche" !

 
 
Le projet de "Contrat Première Embauche" (CPE) devrait être présenté à l'Assemblée Nationale le 31 janvier, au moyen d'une procédure d'urgence. Son adoption est prévue le 9 février. Il s'agit de faux CDI (contrats à durée indéterminée) réservés aux moins de 26 ans, avec "période d'essai" de deux ans, c'est-à-dire que pendant deux ans le licenciement immédiat est extrêmement facile.   
Ce n'est en aucun cas une mesure de lutte contre le chômage, mais une mesure de lutte contre les droits des salariés. Dans le même projet de loi on trouve aussi le projet d'abaisser l'âge de la scolarité à 14 ans (au lieu de 16), afin de faciliter l'entrée d'enfants non-payés en entreprises : s'attaquer à l'enseignement et favoriser le travail des enfants, voilà qui résume l'état d'esprit des dirigeants actuels de l'état français. 
 
Le taux de chômage très important qui existe aujourd'hui, et en particulier le chômage des jeunes, est ainsi utilisé comme prétexte par ce gouvernement de "super-menteurs". Le projet de CPE ne pourrait absolument pas faire baisser le chômage, mais ferait baisser le nombre d'embauches en contrats stables. C'est donc encore plus de précarité pour les jeunes : on remarque que les jeunes concernés par le projet de CPE sont les mêmes qui n'ont pas droit au RMI (qui est interdit aux moins de 25 ans), et qui n'ont pas droit au chômage à la sortie des études. De plus, cette mesure va encore toucher les plus fragilisées au sein du "monde du travail", c'est-à-dire les jeunes femmes. Il faut en effet rappeler que la grande majorité des précarisés sont des précarisées.   
Si le CPE entrait en application, la principale conséquence serait l'accroissement de la précarité et de la violence patronale, un salarié en essai de 2 ans (!) pouvant encore moins se défendre qu’un salarié "ordinaire".

La "caution sociale" de cette offensive, c'est l'octroi d'une "allocation" chômage d'une durée de 2 mois (!) et d'un montant de... 460 euros ! Si nous étions cruels, nous serions pour condamner les gens qui se permettent de faire de telles propositions à vivre avec 460 euros par mois (pour être précis : avec 460 euros pendant 2 mois, et plus rien après). 

La mobilisation est indispensable pour empêcher le projet de CPE. En effet, le vote à l'Assemblée ne fait aucun doute puisque l'UMP y a la majorité absolue. C'est une preuve de plus que dans les institutions actuelles le peuple n'a pas le pouvoir, qui est dans les mains d'une infime minorité.   
Le régime de la france - comme de tous les états du monde - est la dictature de la classe capitaliste, étant donné qu'elle détient tous les pouvoirs (y compris médiatiques). Le système capitaliste, tout comme le système de la "démocratie" représentative, repose sur la division entre une minorités de dirigeants d'une part, et une majorité de dirigés d'autre part.  

Des manifestations sont appelées dans le désordre : 31 janvier, 2 février, 7 février... L'alternative est donc : perdre séparément ou gagner ensemble ? Assez de divisions et de diversions ! Unissons-nous, préparons une véritable mobilisation, et dans l'immédiat saisissons-nous des manifestations du 7 février qui sont appelées sur le mot d'ordre très juste de "retrait du CPE", mais sans se limiter à ce seul mot d'ordre.  

- Abrogation du "Contrat Nouvelle Embauche", retrait du projet de CPE, maintien de la scolarité jusqu'à au moins 16 ans ;
- Tout chômeur, quel que soit son âge, devrait être indemnisé de façon égale, à hauteur d'un SMIC à 1500 euros net ;
- Passage immédiat de la prime de précarité de 10% à 50%, ce qui aurait pour effet de limiter le recours aux contrats précaires, et d'augmenter le salaire réel des précarisés ; 
- Faisons partir les dirigeants actuels, Chirac-Villepin-Sarkozy et la majorité parlementaire UMP, prenons le pouvoir nous-mêmes, mettons en place la démocratie directe, pour en finir avec l'asservissement qu’est l’organisation capitaliste du travail !

 

 

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