5 ans ferme ?

L'élection de Sarkozy n'est pas aussi claire que l'Ump voudrait le faire croire. Pendant la campagne, tout a été fait pour éviter le débat sur le fond et la confrontation des programmes. Les chimères nationalistes ont masqué l'ambition de continuer les privatisations, de généraliser les contrats précaires, etc. Il serait donc faux de dire que le programme réactionnaire de la droite, qui est exclusivement au service de la classe dominante, a été approuvé largement.

Ce système dit "représentatif" n'est pas une démocratie, mais une confiscation du politique. La population est dépossédée de l'élaboration des propositions, ainsi que des tenants et aboutissants des enjeux réels. Le débat politique est pour l'essentiel remplacé par des confrontations de "communiquants" (novlangue pour "publicitaire") et des jugements sur les "personnalités" - l'analyse du caractère, supposé ou réel, d'un candidat remplaçant souvent celle des politiques à venir.

Le nouveau monarque-président souhaite poursuivre, en l'aggravant, la politique injuste et violente menée par son parti depuis 5 ans. Cette politique est en contradiction directe avec les intérêts de la majorité de la population (travailleurs, chômeurs, étudiants...).
Face à la radicalisation de la droite, c'est le mouvement de l'immense majorité qui peut mettre en échec cette politique de reculs, et aller vers la conquête de la démocratie, ce qui implique de ne pas laisser en place un pouvoir qui est contre la majorité du peuple.

Après l'élection de Sarkozy, comme avant, l'espoir réside dans les luttes sociales menées démocratiquement, qui sont des créations collectives qui permettent d'empêcher les attaques et parfois de conquérir des avancées concrètes, des progrès sociaux, des avancées de civilisation.

Pour ne pas se résigner à 5 ans ferme de droite réactionnaire, il nous faut ne pas attendre 2012, poursuivre les mobilisations face à l'Etat-Ump, et ne pas hésiter à passer à la contre-offensive.
Par une prise de conscience progressive, par l'appropriation collective de la politique, le pouvoir de quelques uns peut être remplacé par une démocratie directe.

 

actualité   /   page principale